Gaucho

Buenos Aires, capitale de l’Argentine, mais aussi plus grande ville du pays, observe à son versant Ouest la vaste Pampa. Dans cette Pampa, on croise l’incontournable Gaucho d’Argentine. Depuis des siècles, le gaucho est le gardien des troupeaux des larges prairies de la Pampa.

Homme indépendant, courageux, solitaire, loyal et brave, le Gaucho perpétue les traditions et demeure un dompteur et un cavalier hors pair. On célèbre d’ailleurs le Gaucho le 6 décembre en Argentine.

Le Gaucho demeure un dompteur et un cavalier hors pair.

Le Gaucho demeure un dompteur et un cavalier hors pair.

Reconnaissable entre mille, le Gaucho porte une tenue complète dans le respect de la tradition. Le chapeau de feutre ou le béret protègent du soleil et de la pluie. Le « sereno » se porte en foulard autour du cou pour protéger des moustiques. L’incontournable poncho protège du mauvais temps et se porte sur une chemise large en coton. La « rastra » ou ceinture (de cuir ou de tissu) fait partie intégrante de la tenue. Le lasso en cuir tressé permet d’attraper et de mener les bêtes, c’est une arme et un outil de travail indispensable. L’homme se chausse de bottes en cuir et voilà la panoplie complète du Gaucho.

Les traditions culinaires des Gauchos s’inscrivent dans la lignée des traditions argentines. Viande rouge (boeuf de préférence) cuite au barbecue, accompagnée de purées de patates douces ou de citrouilles sont les ingrédients qui composent un menu classique. La boisson culte des Gauchos reste le « maté », une sorte de thé fort et amer à base de plante (le maté).

Ce qui caractérise un Gaucho, hormis sa tenue traditionnelle, c’est aussi son couteau, sa guitare parfois et bien sûr « el caballo », son cheval. L’homme peut revêtir différents rôles, toujours dans la tradition de la culture gaucho. Mais seul le « domador » ou dresseur de chevaux existe encore de nos jours. Cet art, typiquement gaucho et riche en savoir faire, se perpétue loin des pistes de danse du Tango argentin. L’art du lasso prend toute sa dimension dans la capture des bêtes. Les Gauchos n’ont rien à envier aux cowboys d’Amérique du Nord et se veulent les maîtres en la matière. Certains gauchos dépassent leur savoir faire et se lancent dans la peinture (Florencio Molina Campos) ou dans la poésie (José Hernandez).

La culture Gaucho va bien au-delà des simples dresseurs de chevaux. Entre mythe et réalité, le Gaucho aura marqué à l’encre indélébile les traces de son histoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *